TEXTES PERSONNELS

 

Belle, elle respire ; perplexe, elle vit.

Elle est là : elle se repose,

Cette jolie dame qui s'exprime en prose…

Mise à vif, elle recule en avançant en moi.

 

Matou ronronnant se réveillant doucement,

me crois-tu ? Me vois-tu ? Me penses-tu ?

Ignore moi : je ne suis pas digne du moindre émoi.

Quand la lune prend place, je ne crois.

 

Je ne crois en cette beauté

qui du fond de mon âme éveille,

éveille un étincelle de créativité.

Je veux la secouer, la bouger, la réveiller.

 

Qui est-tu ? Qui seras-tu ? Que me veux-tu ?

Hante mes jours, roule mes semaines.

Sans aucun doute j'aurais pu,

J'aurais pu… Quoi ?… Voilà la destinée ou je t'amène[1].

 

*

 

Amour de mon amie

Que la passion a détruit

Que faire quand mon âme

Me pousse à la haine de l'aimée femme

Qui m'a donnée souffrances et peines

Le soleil luit et brille la lune.

 

Amour de mon Amie

Ma destruction a commencé

Je ne puis plus me cacher

De ma mort qui est mon amour

Un choix et ma destinée au grand jour

Ô amour, toi qui me rit

 

Amour de mon amie

Jeune folle fille de Paris

Toi qui dans mes pensées lit

L'arène de mon cœur déchiré

Quand je te vois je me sens en toi

Qaund je me vois je te sens en moi

 

Amour de mon amie

Apnée de mon âme

Le deuil de mon amour

Lorsque l'architecte me reprend ma demeure

Je t'ai dit que je t'aimais

Un mot signifie parfois tant de choses.

 

Amour de mon amie

Ce serpent, simple silence qui sagement se voit

Chaque homme est un ange déchu

qui banni sur terre

veut rejoindre le jardin

De ma souffrance je suis l'esclave

 

Amour de mon amie

Mon cœur s'affole sagement

Quand cette femme immaculée

Viens près de moi m'embrasser

Mon feu flambe sur les flots du sang

De mes sentiments je suis l'esclave

 

Amour de mon amie

Le cadavre de ma passion me tente sans relâche

Pourquoi tant de douleurs dans des mots

Et ce vague sentiment de n'être rien

Je suffoque

La pluie tombe et souffle le vent

 

Amour de mon amie

Toi qui est partie

Ne dit mot : j'ai compris[2].




[1].— Victoria S., 2/2.

[2].— « Trahison », Alexis L., 2/8.